SHADOWSIDE / GAMMA RAY / HELLOWEEN - Le garage à Saarbrucken (Allemagne) le 9 avril 2013

Publié le par heavy-metal-kid

 

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Il est 16h15 ce mardi 9 avril quand j’arrive devant le « Garage », une salle de concert de Saarbrucken, où doivent jouer le soir Helloween et Gamma Ray. Ne connaissant pas le moindre mot d’Allemand, je m’apprête à passer un sacré moment de solitude en attendant  l’ouverture des portes à 18h30. Et la bonne surprise, parmi la dizaine de personne déjà sur place, il y a 4 papys flingueurs bien de chez nous. Plus de 60 ans, tous les quatre retraités, ils ont connus l’époque des fondateurs (Led Zep, Deep Purple, Black Sab).  Et c’est en écoutant leurs anecdotes et souvenirs que je passe le temps de la manière la plus agréable. Tout à coup, une porte s’ouvre et un roadie tout paniqué me demande un truc en allemand. Heureusement, un des papys, qui jacte allemand peut lui répondre. Le mec paniqué cherchait d’urgence un coiffeur !! Arrive ensuite une autre bande de français, ceux là ce sont des fans « Die Hard », ils ont vu le concert de la veille à l’Olympia et sont venus aussi à celui de Sarrebrucken.  Ils sont sympa et rigolos, et en mette plein la tête à Helloween, la Set List, le dernier album ect.. Bref des vrais fans fous dont le plus grand plaisir semble être de démolir le groupe qu’ils vénèrent.  Un des pays m’offrent de boire un peu de sa fiole de whisky, euhh non merci, et tout à coup un des Die Hard me fixe et me dit « Waouhhh tu as un tee shirt Galderia ! » Le gars adore ce groupe et commence à me dire fièrement qu’il se rejouit d’aller les voir bientôt à Dijon. Puis les Die Hard se mettent à commenter entres eux l’album de Galderia. J’suis assez fier d’entendre autant de bien de ce groupe Français que j’adore, à 1000 bornes de leur base !!

 

18h30, les allemands sont ponctuels, les portes d’ouvrent, et me voilà dans la salle, accoudé à la barrière en plein centre de la scène, la meilleure place !! Et première surprise, la scène est toute petite, tellement petite, qu’avec le matos d’Helloween et Gamma Ray au milieu, le groupe d’ouverture ne doit disposer que d’une bande de 2 mètres de large pour evoluer. Ils sont donc en ligne, guitariste, chanteuse, bassiste et batterie et le show démarre.

J’avais écouté quelques titres de Shadowside, mais je n’avais pas été emballé, musique ce qu’il y a de plus commun, rien d’accrocheur et avec une chanteuse qui chantait vraiment limite. En concert, c’est tout autre chose, un bon spectacle, pas très original et ponctué par une reprise d’Ace Of Spades. Sympathique, le public semble apprécier ce power métal et c’est sous les applaudissements que leur set se concluera. Un groupe « sympa », un bon moment de musique, mais il manque un petit quelque chose.

 

Ca commence vraiment à pousser derriere moi, le public de densifie devant et c’est sous des hurlements de joies que Gamma Ray déboule avec Anywhere in the Galaxy. Pour un set dont je me souviendrai longtemps. Kai Hansen est en pleine forme, jovial, rigolard, délirant. Très en voix aussi, même si il semble se faire un peu aider (tout comme Andi Deris un peu plus tard) . Un bassiste délirant avec le look, la dégaine, le visage, les mimiques, tout est  improbable, et un deuxième guitariste qui assure vraiment bien, tout est en place, et l’énergie et l’enthousiasme communicatif. Et une version de future World qui a fini de me casser les cordes vocales qui avaient déjà bien morflées sur Anywhere. Un show parfait comme on en voit rarement. C’était mon bapteme du feu pour un show de Gamma Ray et je dois dire que la réputation scénique du groupe n’est pas usurpée. Coté ambiance c’est la folie, ça saute, ça hurle, ça danse, ça tape dans les mains, un grand grand show qui se terminé trop vite pour moi, j’en aurai bien pris deux heures !

Les lumières se rallument, je suis en nage, les roadies s’activent et je découvre la batterie d’Helloween. Waouhhh c’est quoi ce truc avec des grosses caisses partout, impressionnant, On nous donne des bouteilles d’eau car meme pendant le changement de décor, c’est irrespirable.. La sono, monte d’un cran, For Those About Tu Rock retenti (c’est le même signal que doctor doctor pour les shows de Maiden), je sais que ça va commencer.. La citrouille va sévir..

 

 

La petite comptine d’Happy Helloween retentit, reprise en chœur par le public et le groupe débarque dans un déluge de décibel  et de lumières avec un « Eagle Fly Free » d’anthologie. Je me sens porté par

une vague, ne contrôlant plus mes mouvements tellement ça pousse !! Tout le monde chante à tue-tête et saute !  Andi Deris a, comme d’habitude, un sourire de joie qui ne le quittera pas du concert. Je suis impressionné, un sacré front man, une voix énorme, il attire les regards sur scène, joue avec le publc à grand coup de clin d’œil de sourire, de délire. Un grand Monsieur assurément. Et puis, qu’est- ce qu’il cause ! Et apparemment, il adore raconter des bêtises. Mais un groupe Allemand jouant en Allemagne parle évidement en Allemand, et je n’ai pas compris le traitre mot de ce qu’il racontait, mais autour de moi, tout le monde était plié.

 

Les titres s’enchainent, beaucoup tiré du dernier album. Ce disque a dût être écrit en pensant à la scène, car tous les morceaux (que je trouvais  déjà très bons) prennent une autre ampleur en concert.  « Nabatea », « Staight Out Of Hell », « Waiting For The Thunder », «  Live Now » (où Andi organisera un petit match de chœur entre la partie droite et la partie gauche du public), et même la ballade « qui donne des frissons » « Hold me in your arms », tous sont vraiment calibrés pour la scène. L’album « Seven sinner » sera aussi bien représenté avec l’inévitable « Are You Metal » et « Where The sinners go ».

 

Le show n’a quasiment pas de temps mort. C’est un régal de regarder les musiciens un à un.  Sascha Gerstner , au look plus gothique que jamais, malgré la précision de son jeux s’amusant à lancer des médiators que Markus Großkopf rattrape avec la bouche pour les renvoyer direct à Sascha. A ce petit jeu, Markus est plus adroit avec sa bouche que Sascha avec ses mains. Et deux fois en cour de concert on devra lui refaire le plein de médiators. Tout le monde rigole sur scène sauf évidemment  sa majesté Michael  Weikath.  Il bouge très peu et pose entre deux coups de médiators. Pas un sourire, et surtout très occupé avec sa chevelure coiffé et lavé certainement juste avant le show. J’ai compris pourquoi le roadie cherchait un coiffeur partout, Maitre Mickael voulait se faire coiffer !!!  L’idole de Mickael Weikath s’appelle Ritchie Blackmore, et on comprend pourquoi, il est aussi ombrageux que lui. Quand on voit la différence entre Kai « le sympathique », son sourire, son triple menton (on ne voit plus son cou) et son bide de buveur de bierre, et Mickael « l’ombrageux », vieux beau inquiétant qui fait la gueule, on comprend mieux beaucoup de chose, notamment le départ de Kai. Quand à Dani Löble, caché derrière sa batterie monstrueuse, on ne l’apercevra que très rarement, juste au moment du solo de batterie (un peu dispensable, mais ça doit permettre aux vieux de se reposer).

 

Les classiques ne sont pas absent du show, de  « Power » à « Docteur Stein » en passant par  « I’m Alive » et  « Hell was made in heaven ». Chaque morceau est repris en chœur par la salle. C’est assez impressionnant et jouissif à vivre comme ça, écrasé contre la barrière.  


Et puis arrive le moment que tout le monde attend, deuxième rappel, les accord d’ « Helloween » résonnent, Kai a rejoint le groupe sur la scène, j’ai des frissons partout, et j’ai devant mon nez, Kai, Mickael et Markus, les trois membres survivant du premier album d’Helloween qui avait tant marqué mon adolescence qui sont là, qui jouent ensemble. J’en aurai presque eu les larmes aux yeux.  Kai sort de scène et revient déguisé en Rob Halford pour « How many Tears » et  « Heavy Metal ». Je chavire. Ça y est, j’ai 15 ans. C’est pour des moments comme ça que j’adore ces concerts.

Puis c’est Gamma Ray au grand complet qui rejoindra le groupe sur scène pour un  « I Want Out jouissif » comme pas possible. Les lumières se rallument, je reste un moment comme hébété devant la scène.  Pas envie de partir. J’suis perdu je ne sais où, « Anywhere in the Galaxy » certainement…

Allez, faut rentrer, demain, je bosse… Mais non de dieu quelle soirée !!!!

 

Publié dans Concert

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bonjourstef 12/05/2013 22:53

Super ton récit et super concert, faut croire! J'y étais rien qu'en lisant...merci

eric 12/04/2013 19:58

c'est comme si on y etait, bravo